Le Salat raconté lors d’une balade passionnante

Dans le cadre de la journée de la résilience 2025, le SSV a organisé une balade de deux heures le jeudi 20 novembre 2025 à 14h afin de découvrir ou redécouvrir le lien qui unit les Couserannais au Salat.
Une trentaine de personnes environ ont répondu présent ! Nous en sommes très heureux.
En empruntant les berges du Salat entre l’office de tourisme à Saint-Girons jusqu’à la passerelle piétonne à proximité du collège/lycée du Couserans, les promeneurs ont pu tout à la fois observer, regarder et apprendre un peu plus sur l’aménagement de Saint-Girons au bord de la rivière.
Jean-Joseph Peyronne, très grand connaisseur de l’histoire du Couserans nous a permis de remonter l’histoire, de découvrir l’essor de l’industrie papetière, étroitement liée à celle des moulins et des foulons et de nous rappeler la vie très dure menée par beaucoup d’habitants des villages et villes au cours des siècles passés.

Il a par ailleurs rappelé que les inondations étaient pour certaines beaucoup plus importantes voire meurtrières qu’aujourd’hui au cours de la période du petit âge glaciaire. C’est par exemple le cas de la crue mémorable de 1703, qui emporta en une seule nuit cent vingt-huit maisons entre Saint-Girons et Salies-du-Salat).
France Daupras (SSV) a rappelé que les inondations restent toutefois toujours un risque sur le territoire du Couserans. Les promeneurs ont pu le découvrir par le biais de plusieurs repères de crue gravés ou posés aux murs de certains bâtiments de Saint-Girons. Ainsi, ils ont pu se rendre compte des hauteurs d’eau importantes qu’ont notamment occasionné les inondations du 23 juin 1875, du 19 mai 1977 ou encore du 4 octobre 1937, inondant une bonne partie de Saint-Girons.

Pour clôturer cette balade, Peggy Guérin (SSV) a offert une meilleure compréhension du travail du Syndicat, notamment en ce qui concerne la gestion de la ripisylve avec pour enjeu, toujours subtile, la réduction du risque inondation et le maintien de la continuité écologique. La géomorphologie et l’existence des seuils (en lien avec l’activité hydroélectrique) ont également été discutés sur la fin du parcours.